Après un ralentissement de l'activité en 2024, une reprise du marché immobilier s'est fait sentir dès janvier 2025 sur la côte et le pays basque avec des demandes d'estimation et des entrées de mandat en nette augmentation, ouvrant la perspective d'un rééquilibrage progressif.
Cette arrivée en nombre de nouveaux biens sur ce premier semestre semble être la conséquence logique des différentes actions menées pour réguler un marché tendu et prioriser les résidents permanents. L'entrée en vigueur de la réglementation sur les locations saisonnières, l'évolution de la fiscalité et le plafonnement des loyers instauré depuis le 25 novembre 2024 ont eu pour effet de freiner les investisseurs et de voir une offre de biens accrue, les propriétaires devenant plus enclin à vendre qu'à louer.
Bien que la tension structurelle se maintienne sur le secteur côtier avec une attractivité constante du littoral et des montants affichés toujours élevés dans le neuf et les produits haut de gamme, les prix des biens dans l'ancien et à rénover ont tendance à se stabiliser voire à baisser face à des délais de vente qui s'allongent ; le signe d'un changement de comportement de la part d'acquéreurs potentiels bien présents mais moins disposés à s'engager sans se donner le temps de réfléchir, de comparer et de négocier.
Par ailleurs, si le ralentissement de l'inflation, les conditions de crédit améliorées avec des taux d'intérêt gravitant un peu au-dessus des 3 % en moyenne, ainsi que la possibilité de bénéficier d'un PTZ pour l'acquisition d'une habitation neuve ont soutenu la demande, particulièrement pour les primo-accédants et les zones périphériques plus abordables, la surtaxe instaurée sur les résidences secondaires a en revanche dissuadé certains acquéreurs.
En conclusion, le marché immobilier sur la Côte Basque reste dynamique mais amorce une phase de réajustement en douceur. Les prix se stabilisent et les contraintes locales influencent les décisions d’achat. Le littoral demeure prisé, mais l’attractivité se déplace aussi vers des zones moins saturées.
